Art africain, masque et statuette africaine

Statue africaine : statue fétiche à clous nkísi kôngo du Congo

 
 

Pour des troubles exceptionnellement graves - morts répétées et inexpliquées dans un lignage par exemple -, on fait appel à un nkóndi, nkísi à forme humaine ou animale particulièrement redouté dans le pays kôngo. On prétend qu’il peut décimer des lignages entiers jusqu’à l’élimination effective du vrai coupable, soupçonné de sorcellerie, car son action peut traverser plusieurs générations, sans distinction d’âge ni de sexe. Chez les Lâri, le fait d’« invoquer le nkóndi » représente probablement l’acte magique le plus grave qui puisse exister. Un lignage n’y a recours que sporadiquement, s’il subit des décès fréquents sans pouvoir détecter les sorciers responsables de ces méfaits. Le nkóndi est alors appelé à la rescousse pour tuer sans discernement, selon sa méthode cruelle et dévastatrice : il doit éliminer à coup sûr et sans pitié les responsables, mais aussi leurs proches, jusqu’à la disparition complète de leurs lignages afin d’éradiquer totalement le mal. On comprend alors que le mot même de nkóndi (qui désigne à la fois l’objet et le rituel) provoque, aujourd’hui encore, une réaction d’effroi, et ne se prononce qu’avec prudence, à mi-voix ; c’est en effet un symbole de destruction et de mort collective.

Accueil >

Statue fétiche à clous « nkísi » kôngo

  • Statue africaine : statue fétiche à clous nkísi kôngo du Congo
  • Statue africaine : statue fétiche à clous nkísi kôngo du Congo
  • Statue africaine : statue fétiche à clous nkísi kôngo du Congo
  • Statue africaine : statue fétiche à clous nkísi kôngo du Congo
  • Statue africaine : statue fétiche à clous nkísi kôngo du Congo
  • Statue africaine : statue fétiche à clous nkísi kôngo du Congo
  • Statue africaine : statue fétiche à clous nkísi kôngo du Congo
  • Statue africaine : statue fétiche à clous nkísi kôngo du Congo

Plus de photos :

Statue africaine : statue fétiche à clous nkísi kôngo du Congo
Matériaux Dimensions Observations

Bois, patine, clous.

  • Hauteur : 39 cm
  • Largeur : 20 cm

Cette statuette n’est pas récente, elle est très endommagée.

La conception d’un monde « immergé » ou « parallèle » est partagée par tout les peuples de langue kôngo et, au-delà, dans ses grandes lignes, par l’ensemble des Bantou. À cette vision, il faut ajouter l’existence de nombreuses institutions religieuses de médiation avec le monde des esprits - variables parfois selon les populations et les régions -, elles-mêmes comprenant de multiples praticiens. Ce sont leurs activités qui donnent lieu à une utilisation de nkísi, objets magico-religieux appelés abusivement « fétiches ».

Pour comprendre l’attitude et la priorité accordée à la force et à l’efficacité du nkísi, il faut savoir que le nkúndu, la « sorcellerie » représente le danger absolu. Omniprésent, insidieux, quasi indétectable, il empêche de réussir, rend malade, provoque le décès et peut même compromettre la survie de lignages entiers. Il s’agit, aujourd’hui encore, d’une véritable représentation du pouvoir de nuisance invisible, magique, inhérent aux être humains, qu’ils en soient conscients ou inconscients, qu’il soit volontaire ou involontaire, inné ou acquis. Cette notion métaphysique résume tout à la fois les connaissances occultes, les moyens d’action invisibles et la force magique ou spirituelle qui permet d’agir sur son prochain. Les conséquences sont variables pour la victime supposée : les dommages causés vont de la malchance chronique, ndóko, au fait d’être vidée progressivement de sa substance vitale par la maladie, lòka, voire d’être détruite plus ou moins brutalement en étant « mangée » mystiquement. Le verbe dià exprime d’ailleurs aussi bien l’action de manger - au sens d’ingérer des aliments - que celle d’ensorceler. Ce pouvoir serait le propre de nombreuses personnes ordinaires, à qui il faut ajouter les êtres doués de facultés médiumniques de voyance ou de perception et les différents spécialistes du monde invisible initiés à cet effet : les ngàngà. Ces derniers, ainsi que les personnes « sensibles » en usent pour le bien de la communauté ; c’est en particulier le cas des mfúmu, chefs, qui l’utilisent pour discerner le vrai du faux lors du règlement de litiges inextricables. Et d’ailleurs tout détenteur de pouvoir se doit d’avoir cette capacité ; dans le cas contraire, il se fait assister par une personne qui en dispose, ngàngà ou autre. En revanche, les ndóki, « sorciers », sortes de malfaiteurs occultes, se servent du nkúndu pour nuire à leur prochain, la plupart du temps membre de leur propre lignage, car les liens du sang facilitent ces actes malveillants. Ainsi, la hantise permanente du commun des mortels est de tout faire pour s’en prémunir ; en temps ordinaire, on sollicite régulièrement la protection des esprits et des défunts. En cas de difficulté exceptionnelle, on fait appel à un ngàngà nkísi spécialisé dans un culte particulier afin de traiter un mal donné ; dans certains cas, on s’initie même à tel ou tel rite de guérison.

Contre les ndóki, le nkísi représente une protection qui s’ajoute à celle des ancêtres, mais sous des formes physiques et esthétiques extrêmement variables selon l’efficacité recherchée, les lignages concernés et les régions. Des exemples de paroles d’incantation prononcées devant un nkísi sont connus - l’aspect de l’objet est en revanche indéterminé. On ne s’adresse pas à ce nkísi afin de l’activer, car il l’est déjà, mais pour lui exposer le cadre de son intervention dans le but d’augmenter son efficacité et d’éviter tout risque d’erreur.

 
Mon panier

Aucun objet ne figure dans votre panier.

 
Art agni | Art akan | Art ashanti | Art attié | Art baga | Art bamiléké | Art bangwa | Art baoulé | Art bassa (Cameroun) | Art bassa (Sierra Leone) | Art bemba | Art bêmbé | Art bena biombo | Art bété | Art bidjogo | Art boa | Art bobo fing | Art bozo | Art bushoong | Art bwa | Art chewa | Art dan | Art djenné | Art dogon | Art ekoï | Art éwé | Art fang | Art fanti | Art fon | Art gouro | Art gurunsi | Art hemba | Art holo | Art holoholo | Art hongo | Art hwela | Art ichalama | Art igala | Art igbo | Art isla | Art kanyok | Art kété | Art kôngo | Art koulango | Art kran | Art krou | Art kuba | Art kwésé | Art léga | Art lélé | Art lobi | Art luba | Art luéna | Art lula | Art lulua | Art lumbo | Art lwalwa | Art malinké | Art mandé | Art mangbetu | Art marka | Art mbagani | Art mbala | Art mbanza | Art mbolé | Art mboyo | Art africain mbundu | Art mendé | Art métoko | Art moba | Art mongo | Art mossi | Art mumuyé | Art nafana | Art ndengésé | Art ngata | Art ngbaka | Art ngbandi | Art nkanu | Art nkumu | Art nziba | Art pendé | Art punu | Art salampasu | Art sénoufo | Art somono | Art songyé | Art suku | Art tabwa | Art téké | Art tétéla | Art toma | Art chokwé | Art tsogho | Art vuvi | Art yaka | Art yombé | Art yoruba | Art zandé | Art zéla | Art africain bambara | Art africain d’Angola | Art du Bénin | Art du Burkina Faso | Art du Cameroun | Art de Centrafrique | Art africain au Congo (Zaïre) | Art de Côte d’Ivoire | Art du Gabon | Art du Ghana | Art de Guinée | Art de Guinée Équatoriale | Art de Guinée-Bissau | Art du Liberia | Art du Mali | Art du Malawi | Art du Nigéria | Art du Sénégal | Art de Sierra Leone | Art du Soudan du Sud | Art de Tanzanie | Art du Togo | Art de Zambie