Art africain, masque et statuette africaine

Masques bambara tyi wara (ciwara) - Masque bambara - Masque africain

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Masques tyi wara

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Masques bambara tyi wara
Masque tyi wara (ciwara) - Masque cimier bambara - Masque du Mali - Masque cimier africain
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Masque cimier bambara tyi wara

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Masque tyi wara (ciwara) - Masque cimier bambara - Masque du Mali - Masque cimier africain
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Masque cimier bambara tyi wara

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Masque cimier bambara tyi wara

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Référence : 3508

Masque cimier bambara tyi wara

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Le tyi wara est probablement le masque bambara le plus connu du grand public, qui l’appelle volontier « masque antilope », et parfois « cimier bambara ». De son vrai nom tyi wara kun, « tête de fauve de la culture », c’est-à-dire le champion des labours, le masque tyi wara peut être considéré comme l’emblème des jeunes du tòn, associations rassemblant les fraternités d’âge, ou encore destinées aux travaux agricoles. Ces regroupement existent chez les Bambara et chez les Malinké, mais aussi chez les Khassonké, les Bozo, les Somono, les Minyanka et les Sénoufo du Sud du Mali. Ils réunissent l’ensemble des jeunes garçons et des jeunes filles d’un même village, répartis en classe d’âge septennales, elles-mêmes subdivisées en deux sous-classes : les aînés et les cadets. Si de nombreux auteurs ont décrit et étudié les tyi wara, ils n’ont toutefois jamais rapporté l’essentiel les concernant, à savoir leur mythe fondateur. Ce récit bien connu des Bambara et des Malinké est raconté aux enfants sous la forme d’un conte, dont la déclamation n’excède généralement pas vingt minutes. En revanche, sa version complète, qui relève du conte philosophique et du récit initiatique, est fort longue. Sa récitation peut durer trois heures lorsqu’elle est pratiquée par des conteurs professionnels, les ziirindala, qui sont aussi de grands mythologues. Il entre alors dans la catégorie des maana, "récits savants", comportant de nombreux commentaires, des portraits saisissant des personnages et des animaux mis en scène, tels le lion et l’hyène, l’hippotrague et le caméléon ; des précisions sur leurs moeurs, leur psychologie, sur les mythes s’y rapportant, et parfois sur le rôle qu’ils jouent au niveau des sociétés d’initiation. La présence des animaux dans la littérature orale et initiatique est avant tout prétexte, à travers leur morphologie, ou leur comportement à un moment critique de l’existence, à traiter de la psychologie et de la caractérologie humaines. Eu égard à la tradition, ces créatures recèlent deux enseignements majeurs. Le premier a trait à la nature de la masaya, la "royauté", la "suprématie", et aux modalités de son exercice : un dicton révèle que "Dieu créa la masaya puis lui conféra les qualités de droiture et de fidélité à la parole donnée : un chef qui ment et vole est moins qu’un gueux". Le second enseignement est une critique de la société : toute communauté doit avoir pour corollaire l’union, l’entente et l’entraide, qui excluent l’envie, la jalousie, la haine et la trahison, toujours génératrices de conflits. Mauis aucune communauté, même animale ou végétale, ne constitue hélas un hâvre de paix, sinon les gros poissons ne vivraient pas des petits, et les grands arbres n’étoufferaient pas le sous-bois. Néanmoins, tout chef doit se guérir de ces tares s’il veut être digne de son titre comme de l’estime de ses administrés. Ces réflexions sur les tensions, oppositions et affrontements inhérents à toute société trouvent leur illustration dans le comportement de ces animaux fréquemment évoqués dans les récits traditionnels. Le lion incarne le chef deguerre, kèlè masa, plein de suffisance. Il règne par la terreur, non par la persuasion et la justice. Mais l’hyène, par l’audace dont elle fait preuve devant le lion, signifie l’homme de savoir et ce qui le caractérise : le courage et la lucidité. Le lièvre se distingue aussi par cette dernière qualité comme par son intelligence. Quant au caméléon, "être difforme, hideux et hypocrite", il offre l’image de la décrépitude physique et morale de ceux dont le pouvoir repose bien souvent sur leur savoir "magique" ou sur leur fortune. L’antilope, elle, symbolise la jeunesse et ses qualités : la beauté, la force virile, la spontanéité, la diligence, la générosité. L’un des enseignements importants de la tradition orale concerne le mariage. Les jeunes hommes doivent mériter leur fiancée par leur acharnement dans l’action, leur ardeur au travail, et particulièrement dans le domaine agricole. Ce dernier point fournit incontestablement la raison du choix du masque antilope par maintes ethnies du Mali et de la Guinée comme emblème des tòn, et surtout comme trophée du champion de culture de l’année. Mais cet emblème est qualifié de "tête du fauve de la culture". Il convient donc de s’interroger sur l’identité du fauve en question. Les notables, chefs de culte, ainsi que les matrones et les jeunes Bambara et Malinké, sont unanimes pour dire qu’il s’agit de Sukuru, l’hyène mythique. Compte-tenu des données relatives au masque Ciwara et à ses porteurs, l’hyène tient une place centrale : elle est le guide des animaux et leur conscience ; plus rapide que l’antilope, elle lui ouvre la voie. La posture et les gestes des porteurs sont ceux du fauve ; il en est de même du contenu des chants et des hymnes dédiés aux champions de culture. Au reste, le "fétiche" du tòn a pour support une tête d’hyène femelle, ce qui signifie que l’on a affaire à un culte de l’hyène en tant que maîtresse de la fertilité et des naissances.

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