Art africain, masque et statuette africaine

Statue batéba : vente statue batéba lobi

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Statues « batéba » lobi

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Statues « batéba » lobi
Statue africaine : vente d'une maternité bambara du Mali
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Jonyeleni bambara

187 €
Statue africaine : statue batéba lobi du Burkina Faso
Référence : 2164

Statue « batéba » lobi

175 €
  
 
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Les sculptures appelées batéba ont un rôle protecteur. Elles sont vivantes et écartent les maléfices. Les batéba sont exécutés sur ordre des esprits qui interviennent quotidiennement dans la vie des hommes, les thila, et lui restent attachés une fois placés sur l’autel. Ces effigies sont capables de prendre sur elles le malheur. La créativité lobi se fait jour dans la catégorie des batéba (bùthìba), statuettes de dimensions variables, figurant une attitude ou un thème particuliers (scène d’accouplement, femme avec un enfant, femme avec une poterie sur la tête ou avec les bras levés, etc.). Leur fabrication est requise en raison des pratiques de guérison qui sont généralement exécutées pour résoudre une situation provoquée par la présence d’un thíl inconnu, capable de porter préjudice à la personne concernée. Selon la pensée lobi, le thíl trouverait dans l’état donné de celle-ci les conditions propices à sa nature pour se manifester. Il poursuivrait donc les individus susceptibles d’être son réceptacle. C’est pourquoi le support bùthìb fait valoir une forme et des attitudes qui préfigurent, par analogie, ce que la puissance cherche à obtenir de sa victime. Le langage plastique de la statuette ne traduit donc pas la situation réelle qu’un individu est en train de vivre, mais se fonde pour son élaboration sur ce qu’il peut en découler et u être associé. Le pouvoir évocateur qui résulte d’un tel langage symbolique agit comme un écho identifiable par le thíl et permet de l’entraîner vers le « support-piège » qui lui est offert. Le guérisseur peut alors intervenir pour inverser les rôles entre l’objet et le sujet. Par une double opération rituelle, il sépare la victime de la force destructrice exercée sur elle et établit un lien de dépendance entre la puissance et l’objet sculpté, qui sera entretenu par des sacrifices appropriés. À partir du moment où l’intéressé assume la charge de sacrificateur, le thíl qui s’acharnait sur lui devient son protecteur. L’objet acquiert ainsi une nouvelle fonction, néanmoins limité au laps de temps que dicte l’évolution des circonstances qui en ont déterminé la fabrication. À ce égard, on peut comprendre pourquoi la création d’artefacts destinés à établir un lien avec une puissance est considéré comme un acte dangereux : le sculpteur peut être « attrapé par le thíl », alors attiré par la forme de l’objet façonné. La réalisation de bùthìba exige notamment l’utilisation de « médicaments » spécifiques pour se protéger pendant le travail : « Tous les bùthìba ne sont pas sculptés dans le même but. Il y a différentes formes et chacune a son sens à elle. Sculpter une statuette avec la tête à deux visages nécessite de nombreuses précautions. Celui qui peut voir ce qui est devant et ce qui est derrière ne peut avoir été, de son vivant, qu’un vieux très puissant. De tels vieux sont considérés comme des sorciers. » La catégorie des bùthìba comprend une riche variété de types dont la majorité tire sa symbolique du langage gestuel employé pendant le rituel des premières funérailles. Lever les bras signifie maudire quelqu’un dont la confiance a fait défaut, et cherche le secours de ceux qui représentent ses opposés. Le droit « sacré » de malédiction est réservé aux femmes qui, en fonction de leur statut, de leur rang et de leur lien de parenté avec le mort, se servent du code complexe des gestes pour exprimer leur ressentiment. Elles lèvent le bras gauche contre « ceux du côté de la mère » (les membres du matriclan du mort) et le bras droit contre "ceux du clan du père" (les membres du matriclan du père du mort). Autrefois, le geste de croiser les mains sur la poitrine appelait tous les hommes à la vengeance. Lorsque les bras sont levés vers le haut, c’est le temps présent qui est maudit, et l’aide des ancêtres est invoquée pour revenir au passé. Par allusion à ce langage, la statuette d’une femme aux bras levés sera utilisée notamment en présence d’un thíl qui cherche à apporter la mort dans la maison de sa victime et aussi, par extension, pour annuler l’influence d’un thíl qui fait échouer tout projet.

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